Giboulées…

Ça faisait longtemps que je n'avais pas été un tant soit peu inspiré avec cet hiver long et froid… Voilà Mars et ses giboulées, voilà l'ouverture, voilà l'aube prometteuse d'une nouvelle saison de pêche… Alors voilà un petit texte sur la transition magique sur laquelle chacun d'entre nous s'emerveille à sa manière. 

 

Le printemps eclos doucement en de grandes rafales

De grêle, de neige, de rayons de soleil

L'hiver s'éloigne peu à peu dans un ciel tout pâle

Pissant une pluie grise sur les mornes corneilles

La sève montante inonde

Les branches de l'arbre brun

Et la mousse du Nord

Se mouille de satin

Les cimes s'écoulent, diffusent

Leurs eaux glaçées troublantes

Dans les vallées confuses

De n'être qu'attenantes

Bientôt les sinueux chemins

Retrouveront radieux

Les pieds des pèlerins

Sous de azurs cieux

La truite dans le ruisseau

Gobera l'ephèmere

Et je serai sur l'eau

Apaisé de colère

Les collines feuillues

Se pareront verdâtres

De champignons velus

Et marcassins folâtres

 

 

 

8 commentaires.

  1. Ouah la vache ça existe tous ces mots ! ^^ Merci, j'me coucherai moins con ce soir… 😉

  2. Loonie, j'ai rien capté, c'est quoi des verchons fourgus du jabberwocky ? Une nouvelle espèce d'un pays inconnu ? lol

  3. les marcassins folatres me font penser aux verchons fourgus du jabberwocky mais ces muses sont egalement bien tentantes 😉

  4. … pour vos encouragements ! Et vos conseils avisés quand à la chute de ce texte, on voit que c'est le printemps la sève ne monte pas que dans les arbres… 😉

  5. ou :
    les collines feuillues
    se pareront verdâtres
    des culs menus
    des muses folâtres

  6. Bonjour virtuose
    de l'ode et de la prose
    cette chute je te propose
    “Les collines feuillues
    Se pareront verdâtres
    De champignons velus
    Et muses folâtres ”

Les commentaires sont fermés.