Salut

Sympa ce nouveau look ! Il reste à apprivoiser la bête du côté montage et apparence ;)

12

03 2010

Nouvelle saison, nouveaux espoirs.

L'ouverture approche à grands pas, elle va venir avec son lot de
soulagement, être enfin au bord de l'eau et pêcher dedans, et ses frustrations
liées aux conditions hydrographiques, météorologiques, à l'humeur des poissons,
à notre technique rouillée et notre sens de l'eau un peu émoussé par ces longs
mois d'hiver.

Mais que ça va faire du bien de retrouver la rivière, l'air frais sur le
visage, les mains mouillées, la soie un peu raide.

Pour la saison qui arrive, j'ai plusieurs objectifs liés :

- Continuer la pêche en nymphe à vue et accumuler de l'expérience, notamment
dans l'approche des postes, la détection des poissons, le déclenchement et l'exécution
des lancer (arbalète et fouettés).

- Découvrir de nouveaux postes sur la Moselle, j'ai repéré quelques bordures
sur geoportail… qui sentent bien bon.

- Prendre une truite de cinquante centimètres. ^^

- Continuer à découvrir d'autres rivières grâce aux amis de gobages.com et
continuer à pêcher avec ceux que je connais et qui me sont déjà chers : Alexis
et Stan, et les autres, Jéjé qui m'a appris plein de trucs, Seb, revoir Christian,
Pat, Jean Yves, Fred, rencontrer MathieuR, Clema74, JB01…etc. (J'espère que
j'ai oublié personne J )

Depuis deux saisons, je ne prends qu'un seul beau
poisson dans la saison. C'est bien, mais j'aimerai en prendre plus. Alors
certes, les truites de 40 et 50+ ne se touchent pas les pectorales dans la
Moselle, mais je suis convaincu qu'il y a de gros poissons à faire dans
certains coins qu'il me reste à explorer, et je parle là de dizaines de
kilomètres de berges…

 

En 2008, c'était ce poisson qui gobait sur une bordure un après midi de Juin.

 

 

En 2009, j'avais traqué ce joli poisson pendant un bout de temps avant de le faire de manière peu académique, certes… 

 

Voilà. Encore trois semaine, et ça sera parti pour de nouvelles aventures… Je vous souhaite à tous de réaliser vos rêves cette saison (relâchez les !!!), de vivre votre passion à donf et de pêcher, pêcher et encore pêcher. 

24

02 2010

Les leçons de pêche du docteur fanfouet…

Salut. 
 
Je vous propose aujourd'hui quelques conseils pour vous aider à vous améliorer dans cette difficile technique qu'est la pêche à la mouche…
 
 
 
 
 
 
Ne me remerciez pas,c'est tout naturel de partager sa grande éxperience… arf !

24

01 2010

Préparatifs pour 2010

Bonjour à tous

Il y a un bout de temps que je n'ai pas écris sur ce blog. Je commence à préparer doucement la saison prochaine en montant quelques mouches.

J'aime les mouches en poils de lièvre que je prélève sur le masque et que j'entortille autour de mon hameçon grâce à la technique du dubbing loop.C'est bien expliqué sur le super site de JP Dessaigne

J'aime les couleurs chaudes de ce materiau associé au vieux bois de ma fidèle boîte à mouche. 

Pour moi, plus une mouche est brouillone, plus elle pêche, tout en respectant quand même une cohérence dans les couleurs et les formes.

Sedges, emergentes, montages "inversés"… J'essaie quelques montages que je testerai au gré de mes périgrinations halieutiques de la saison prochaine.

Sinon j'ai "customisé" mon chest pack en lui ajoutant deux parties. J'ai "démonté le chest pack à 17€ de chez Decat' : 

 Voilà mon chest pack d'origine sur lequel je trouvais quand même qu'il manquait quelques poches. 

J'ai acheté deux clips nus chez Go Sport à 3€. Je vais coudre une sangle de sac à dos très serrée pour solidariser le clip à la partie du chest pack Decat' de droite. J'ai passé l'autre partie du clip dans la sangle de mon chest pack (à gauche).

 Et voilà ce que ça va donner.

Bon les photos sont nazes mais vous avez compris le principe. Me voilà avec quelques poches en plus sans que je sois bâté comme un âne…

J'ai essayé de travailler aussi un peu l'amadou pour faire des sèche mouche. J'ai du cuir mais je manque d'amadou et de…talent ! J'ai pas fais trop de photo, je mettrai un article quand je serai satisfait du résultat et que j'aurai suffisemment de photos explicites. 

Allez, encore deux mois à tenir avant d'aller pêcher !!!! Que c'est long…

17

01 2010

Arrière saison et découvertes.

L'automne, printemps d'hiver, s'en va doucement, bercé par les souvenirs de paysages enflamés et de découvertes de nouveaux spots sur la majestueuse Basse Moselle.

 

On découvre des spots aperçus au hasard du net et de géoportail, aussi grâce au copain Stan. 

La rivière déroule ses courants luisants dans une lumière de fin d'été, serpentant paresseusement entre Epinal et Nancy, loin de tout. 

On admire simplement la lumière crépusculaire. 

On pêche des poissons aussi, en appreciant le moment présent et on oublie le quotidien. 

J'ai eu la chance de découvrir la grande et puissante Dordogne durant quelques jours autour d'Argentat. 

Les pseudos du forums se sont materialisés et la pêche, les rencontres et les discussions ont pu devenir réalité le temps de quelques jours.

Merci à Fred, Jean Yves, Patpêche, ChristianB, TJB, lamouche, Mimosa, Le bull, atmb, tontonclo, Sebbien33, Manimal, lolo07, christophe Douziech, Patricia, avec qui les échanges furent aussi divers qu'enrichissants.

On a pêché dans des conditions d'averses dantesques.

Suivies de lumières contrastées…

Les nuages et le soleil jouant dans une ambiance vaporeuse.

Les parties calmes de la Belle semblant attendre l'hiver et la tranquillité. 

Fred pêche des ombres taciturnes dans les courants laqués du no-kill d'Argentat, sur la fraîcheur du soir.

Le soir, on monte quelques mouches miracles selon nos observations du jour, les olives semblant avoir du succès à cette saison de l'année sous ces latitudes. 

Puis on les essayent le lendemain sous le ciel de Corrèze solide et changeant.

Retour chez moi, sur la Basse Moselle, avec une fine équipe.

Pour leur montrer la beauté de la rivière, ses galets glissants et berges encombrées, son eau courante (et trop haute) et ses poissons difficiles. 

 

 

Des images plein la tête, de superbes rencontres, quelques poissons (pas assez) et on espère que l'hiver ne sera pas trop long. 

En attendant, on rêve sur des blogs outrageants, on essaye de fabriquer des mouches, on récolte de l'amadou sur les arbres morts pour se faire des sèche mouche, et on ira bien faire un tour à Sommedieue pour se perfectionner en NAV et faire quelques photos hallucinantes… 

18

11 2009

Vidéo saison 2009.

Salut les gars

 

Voilà ma saison de pêche à la mouche 2009 en images. C'est pas exhaustif hein…

 

 

21

09 2009

Dans le demi jour des gorges de la Bienne…

 

"Lorsque je suis assis seul dans le demi-jour des
gorges tout se brouille et s'estompe

Et il ne reste plus que mon âme et mes souvenirs, et les bruits de la
rivière

Et les quatre temps du lancer, et l'espoir qu'une truite se lèvera.

Peu à peu tout se fond en un et au milieu coule une rivière.
Son lit fût creusé par le déluge, du cœur de la roche venue du fond des
temps,

Sur les rochers la pluie a laissé ses gouttes immémoriales,
Sous la roche il y a la parole, et cette parole parfois lui appartient.

Je suis hanté par les eaux."

 

Norman McLean – "La rivière du sixième jour".

 

 

Nous étions tombés d'accord avec Alexis pour un grand week-end de pêche
pour cet été. Je voulais découvrir la Bienne et il m'a parlé des gorges
inaccessibles, de cette vallée encaissée au fond de laquelle coule cette jolie
rivière. Rendez vous était donc pris pour dormir dans les bois pendant trois
jours avec pour compagnie nos cannes, sacs à dos et matériel de camping
indispensable, et mon pote Nico !

 

On s'est retrouvés vendredi soir en haut du no-kill, à Jeurre, sur
lequel nous avons fait le coup du soir, aperçu quelques poissons difficiles et
entamé notre trip par une belle bredouille.

 

 

 

Le lendemain matin, nous partions
pour les gorges, non sans nous être arrêtés à Saint Claude déposer une offrande
dans un café, puis en boire deux par la même occasion.

 

Arrivés au village, on a posé les voitures et après avoir vérifié mille
fois que nous n'avions rien oublié, on a entamé la descente sur le sentier baigné
de soleil, sentant les pierres chaudes rouler sous nos carcasses chargées,
humant ce parfum de sapin et de liberté, en buvant quand même un coup au
lavoir.

 

 

Arrivés au bord de l'eau, on a découvert la splendeur, le paradis du
moucheur, une rivière émeraude glissant entre les rochers comme au premier
jour, nous étions loin de tout, libres, seuls et heureux !

 

 

On a donc campé en bas, et pêché comme des malades.

 

 

Beaucoup de
poissons, que des petites, de belles et grosses mouches, dans une rivière
claire coulant doucement au milieu de blocs moussus, encadrée par des rives de
rhubarbe géante et sauvage, surplombées par d'énormes arbres moussus, gardiens
de ces rives magiques.

 

 

 

J'ai bien paniqué entre 19h et 20h en attendant Alexis au camp pour le
coup du soir, cet empafé n'ayant "pas vu l'heure", tout occupé qu'il
était à pêcher un pool profond et courbe à l'intérieur duquel se trouvait
forcément un gros poisson et duquel le Nico avait extrait une truite de trente
centimètre quelques heures auparavant…

 

 

J'angoissais de l'imaginer coincé en
haut (parce qu'il était vachement remonté l'animal), avec une jambe pétée,
triste membre honteux de n'avoir pas supporté son quintal dans un endroit si
magnifique, si sauvage, si… isolé. J'avais déjà été à sa rencontre une fois
et ne l'ayant pas trouvé, accroupi qu'il était sur sa rive prometteuse, j'étais
redescendu au camp retrouver le Nico, moins inquiété que moi, serein quand au
retour imminent du grand, concentré sur son courant, sa confiance diminuant
néanmoins lorsque je lui exposais quelle galère ça serait d'aller rechercher le
gaillard de nuit à la frontale dans cet endroit si casse gueule… Il est quand
même arrivé guilleret et mon coeur s'est peu à peu calmé sur le chemin du coup
du soir, qu'on a fait sur un poste de toute beauté mais dénué de gobages de
beaux poissons.

 

 

Le joyeux retour au camp à la frontale s'est terminé par
l'installation des tentes, la collecte de bois, l'allumage d'un feu, la dégustation
de bières, d'un bon cassoulet et d'une bonne pipe (allons allons, pas de
mauvais esprit…, une vraie pipe à fumer bande de vicelards !) vu qu'on était
pas loin de Saint Claude !

 

 

On est descendus le lendemain sur ce sentier ombragé tapi d'un humus
ancestral, longeant le cours d'eau transparent idéal pour la pratique de la
pêche à la mouche.

 

 

 

 

En mode NAV, on a remonté la bordure droite avec Alex,
pêchant tour à tour chaque poisson aperçu. On a rien fait et beaucoup appris,
partants du principe que les échecs sont inhérents à l'expérience et
indispensables aux réussites futures.

 

 

J'ai réussi à faire deux petits poissons un peu plus tard sur l'autre
berge, un peu plus en amont, redécouvrant avec délice les joies que procurent
le ferrage d'un poisson en direct visuel. Arrivés sur le poste du coup du soir
de la veille, un énorme pool profond, une rive en pente douce, l'autre plus
profonde et creuse, dominée par un gros rocher, on s'est chacun posté et
attaqué des poissons. Colère monumentale d'Alex qui après avoir attiré mon
attention par un cri, casse un joli poisson en ferrant aussi fort que fred51
sur la Moselle. Tapes sur la casquette, jets de pierres et coups de latte dans
les bosquets ont précédé un état d'esprit plus calme et réfléchi, suivi d'un
dialogue apaisant sur les raisons de cette frustrante casse.

 

En milieu d'après midi, on a retrouvé le Nico qu'on avait perdu, juché
sur un rocher, fumant fébrilement une clope sous le coup d'un petit coup de mou
physique dû à la grande distance parcouru depuis deux jours et aussi à la
déshydratation, puisqu'on avait presque plus d'eau avant d'attaquer la
remontée. Cette dernière, lente et chaude, nous voyait suer et nos pensées
étaient occupées par l'eau glacée du lavoir dans laquelle nous ne manquerions
pas de nous tremper la gueule et les panards, ce que nous avons évidemment fait
longuement avec satisfaction, très heureux d'avoir pêché un si bel endroit.

 

 

La pause Mac Do à Saint Claude est apparue comme une véritable fracture
mais fut nécessaire pour nos corps affamés et non rassasiés de pêche malgré les
heures y consacrées durant deux jours, avides de découvrir ce grand no-kill de
5km, en aval, farci d'énormes truites jaunâtres.

 

Je suivais Alexis en voiture lorsqu'il se souvint brusquement d'un
accès à la rivière, freinant et tournant à angle droit de la route nationale
sur un sentier carrossable, m'obligeant à le suivre dangereusement à cause d'un
con qui me collait au cul malgré les flics croisés juste avant. On a posé les voitures
et fait le coup du soir sur un poste idéal, un grand pool profond, à l'amont
duquel j'ai vécu ce pourquoi j'étais venu pêcher sur la Bienne, à savoir tenter
à vue des truites dépassant les cinquante centimètres !

 

 

Évidemment, ces poissons surpêchés ne se donnent pas à n'importe qui
(ce que nous sommes pour l'instant…), et les truites connaissent la
provenance de vos hameçons, la marque de votre gilet de pêche et le prix de
votre moulinet avant que vous ne puissiez tenter un faux lancer. D'énormes gobages
surgissaient éparses, tandis qu'un orage sans pluie rendait l'ambiance
électrique irréelle. Pas de prises en ce moment magique, mais l'impression
d'avoir vécu "quelque chose" qui restera.

 

Le lendemain, réveil à 6h30, nymphes à l'eau une heure plus tard, sur
le même poste, sur les mêmes poissons. Toute la matinée à guetter ces grandes
truites qui tournent, piochant là un gammare, gobant là où on ne l'attend pas,
et se dévoilant un instant avant de disparaître doucement après avoir
légèrement détourné leur trajectoire pour éviter mon gammare posé deux secondes
plus tôt grâce à deux discrets faux lancers effectué quinze mètres en retrait
de la berge… Croyez moi si vous voulez, à un moment on a posé les cannes et
les gilets avec Nico et on a mis les pieds dans l'eau pour se rafraîchir un peu
la face chauffée par le fort soleil, lorsque je lui dis : "Gros, pile
devant toi, à dix mètres au fond, derrière le caillou blanc !". Une truite
de cinquante en poste. Il ne la voyait pas, lorsqu'une seconde truite de même
taille redescendait vers l'aval, croisant l'autre à trente centimètres,
permettant au Nico, qui avait vu la seconde, de voir la première. Cette truite
incroyablement proche, en poste alors que nous étions les pieds dans l'eau sur
la berge, est même venue vers nous en cueillant ça et là une larve au fond,
jusqu'à passer à trois mètres de nos yeux ébahis avant de s'en aller lentement
vers l'amont, nous prouvant par son attitude effrontée qu'elle savait ne rien
craindre d'humains démunis de grands et fins bâtons menaçant leur intégrité
physique… Même si on était sur un no-kill, il doit toujours être désagréable
pour un poisson de se faire attraper, et ces dernières préféraient soigneusement
nous éviter.

 

 

On s'est baqués avant de partir, appréciant le paysage et l'eau fraîche
enveloppant nos chauds corps tout crades. Sur ce poste incroyable, on a plongé
et on s'est pris pour des truites, gobant de temps en temps en surface en sortant
toute la tête, prouvant tout à fait que la pêche et les poissons sont chevillés
à jamais à nos esprits heureux et dérangés par cette passion dévorante. On est
sortis de l'eau tous couverts de bacilles coliformes invisibles à cause du fait
que les villages et villes de l'amont sont peu pourvus en station d'épurations
efficaces, ce qui met cette somptueuse rivière en danger.

 

On a bu la fin du ricard et on s'est salués en se félicitant
mutuellement d'avoir partagé ce trip ensemble. A refaire en début de saison
lorsque les poissons seront un peu plus coopératifs, enfin on espère…

 

18

08 2009

C'est l'histoire d'une truite.

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C'est l'histoire d'une rencontre entre un poisson
et un pêcheur. Elle commence un joli dimanche de mai dans les Vosges. J'avais
participé à l'organisation d'une rencontre de pêche à la mouche, et nous étions
réunis depuis trois jours dans des chalets de bois sombres à festoyer,
découvrir des rivières, une région et des personnes formidables. Le dernier
jour, après les adieux en milieu de journée, j'emmène Alexis sur un parcours
qu'il n'avait pas encore fait et que j'affectionne particulièrement.

L'arrêt reflexe au dessus du pont de la réserve
nous a permis d'observer quelques beaux poissons. La chaleur et le soleil
radieux n'engageaient guère à l'optimisme quand à l'issue pleinement positive
de la partie de pêche, d'autant que le niveau de la rivière était alarmement
bas. 

Motivés par le jéjé à se mettre en mode NAV
(nymphe à vue pour les ignares), on s'équipe en conséquence avec Alexis,
laissant le Nico monter plus haut pour pêcher en sèche. Nous voilà donc partis
harnachés comme des extra terrestres, chests packs débordants d'accessoires,
raquettes au dos, waders retroussés, polas sur le tarin et visions bioniques
activées. 

Les nymphes accrochées sur nos fouets, nous
pouvions partir à l'assaut des rares poissons restants dans ces eaux d'étiage précoce,
non sans défier à nouveau les bovins vosgiens curieux de nous voir à la
périphérie de leur territoire, intrus fugaces dans leurs vies peinardes.

 

Sur ce poste, quelques
poissons tournaient dans peu d'eau. Des cheucheux ! Allez, on les tente quand
même. Je laisse la priorité à mon hôte pour tenter le premier. Alexis lance
et pose sa nymphe deux mètres à l'amont dans l'axe du poisson visé, le long
d'un herbier de bordure et l'animal engame clairement. Ferrage et capture dans
un splendide coup de nymphe à vue. Evidemment j'ai pas filmé le ferrage, alors
que les conditions étaient parfaites, j'étais derrière,  plus haut sur le talus, la luminosité était
parfaite, on voyait clairement de poisson et le pêcheur… Bon, j'ai le combat
quand même, que vous verrez certainement bientôt dans un petite vidéo made bye
Papa Gante (Alexis) !

 

 

J'ai à mon tour ferré
un poisson de façon assez marrante, représentative des progrès à faire pour
nous dans la technique de la nymphe à vue et de son paroxysme, le ferrage. Je
repère un chevesne sur la bordure d'en face, lance en entendant Alex s'extasier
devant mon geste auquel je ne trouve personnellement pas de raison d'être
dithyrambique, bref, ma nymphe passe devant le fish n'entraînant aucune
réaction de sa part, sauf un suivi lorsqu'elle l'avait déjà dépassé. J'entends
Alex qui me dit "Il a pas pris, il a pas pris". "Ouais j'ai
vu" lui rétorques-je. Je relance et ferre le poisson qui avait engamé…

 

Après ces bons moments,
je suis redescendu un peu pour aller voir sous un arbre un poste prometteur, et
je suis tombé nez à nez avec un poisson de fou, une truite que j'estimais à
plus de cinquante centimètres. Elle a pris une nymphe face à moi, la tête vers
l'aval, puis s'est retournée tranquillement vers l'amont et à nouveau à mangé une
larve. J'ai eu le temps de faire un lancer arbalète lamentable, aussi imprécis
qu'indiscret. Elle s'en est allée tranquillement sous sa berge, me laissant en
même temps le goût amer de l'imperfection, mais aussi la délicieuse sensation
de l'espoir… Je savais ou elle était, et je criais sur les toits et dans les
oreilles des mes interlocuteurs halieutiques que ce poisson était l'objectif de
ma saison de pêche.

J'y suis retourné la
semaine d'après. Une approche à quatre pattes n'a pas suffi, et je l'ai vue en
même temps qu'elle-même m'a vu. Elle s'est à nouveau barrée nonchalamment, même
pas à toutes nageoires l'air paniqué. Non, elle s'en allait l'air de dire :
"Mon coco, des rigolos comme toi j'en vois passer tous les jours, alors
remballe ton fleuret et va pêcher les zizis du courant plus haut…". Rebelote
la semaine d'après. Le Nico commençait à se lasser du parcours mais je ne
voulais pas aller ailleurs avant de la prendre. De toute façon, c'est moi qui conduis…

 

J'ai du y aller cinq ou
six fois avant jeudi dernier. Ce jour là, j'étais seul, mon compagnon de pêche
étant bloqué à Nancy à cause d'un rendez vous. J'ai hésité à y aller tout seul
jusqu'au matin, d'une part parce que je savais que le Nico serait un peu
dégoûté de me savoir à la pêche pendant que lui cramait en ville, d'autre part
parce que j'avais retrouvé quelques potes la veille et qu'un apéro en
entraînant un autre, j'avais oublié de manger et avait savouré des gorgées de
bières belges dans la douceur du soir jusqu'à une heure trop tardive pour ma
compagne… J'ai même appelé MathieuR à une heure indécente pour lui proposer une
partie de pêche, heureusement je ne l'ai pas réveillé et lui ai laissé un
message qui a du bien le faire marrer… ou pas. Si tu lis ça Mat' mets voir un
commentaire !  Le jeudi matin, donc, la
pâteuse en bouche et le dos rond sous l'œil conjugal réprobateur (petit mot…), je
pars pour les Vosges l'heure de route me laissant le temps d'émerger un peu, à
grand renforts de flotte et de coca.

 

J'arrive sur le poste
vers 9h15 et m'équipe. Je pars et me rends compte que j'ai oublié ma casquette
et mes lunettes polarisantes dans le coffre, fais demi-tour pour les prendre et
enfin me mets en route. Dès le matin, malgré mon cerveau embrumé, j'avais
l'impression d'aller à un rendez vous… C'est pas que j'étais sûr à cent pour
cent de la prendre, mais le fait d'y aller seul me permettais de faire ce que
je voulais, et j'étais décidé à rester caché sur ce poste toute la journée s'il
le fallait. En arrivant, j'ai réfléchi. A chaque fois, la truite me voyait
avant même que je ne puisse la tenter. Le jéjé m'avait conseillé de me mettre
légèrement en amont, à l'intérieur d'un bouquet de grands arbres, en laissant
dépasser seulement les yeux et ma canne. Mais la berge était creuse et je
n'étais pas sûr de la voir. J'ai quand même attendu là dix minutes, puis, le
scepticisme m'envahissant, je décidais de retourner trois mètres en aval. Au
lieu d'y aller à quatre pattes, j'ai cette fois-ci rampé. A plat ventre,
parallèle à la rivière qui coulait à ma droite, la tête vers l'amont, j'ai
attendu. Sèche ? Nymphe ? Quelques gobages m'ont décidé à mettre un petit sedge
brouillon en lièvre. Je ne l'avais pas vue à mon arrivée et c'était la première
fois. Dans un sens, je ne l'avais donc pas fait fuir et avait l'espoir qu'elle
soit en pleine confiance lorsqu'elle sortirait. Mais j'avais aussi un peu peur
qu'il lui soit arrivé quelque chose, les pêcheurs connaissant quand même le
parcours…

 

Soudain, je l'ai vu.
J'ai lancé en arbalète mais elle s'en est allée comme toutes les autres fois,
doucement mais sûrement. Sauf que là, elle ne m'avait pas vu, c'était sûr. Je
suis resté en repensant aux conseils de jéjé. J'ai posé mon sedge à la surface,
juste là ou je la voyais sortir à chaque fois. Le courant était nul à cet
endroit et ma mouche se baladait au gré du léger vent qui tournait. Il ne s'est
rien passé pendant trois longs quarts d'heure, au bout desquels je me décidais
à fumer une clope. Je la roule tant bien que mal (à plat ventre dans les hautes
herbes), l'allume et la fume en ne perdant pas ma mouche des yeux.

 

A la moitié de la
cigarette, je vois un gobage sur la mouche, juste en bordure de la berge
creuse. J'attrape ma canne posée dans l'herbe avec ma main gauche, ferre en me
relevant et bride le poisson. Je chope ma raquette, mon appareil photo et saute
à l'eau. Le combat n'aura pas duré, et j'épuise ce poisson. Un cri résonne dans
la vallée, les oiseaux sauvages s'envolent, les mulots se terrent. Il n'y a
plus que moi et ce poisson, mon beau poisson. Je prends quelques photos dans
les herbiers baignés de soleil et vois repartir ma truite un peu précocement en
sautant hors de l'épuisette avec ma mouche et trois centimètres de nylon…

 

 

 

 

 

 

Merci à Jéjé pour
m'avoir motivé, grâce à ses nombreux et gros poissons et à ses conseils avisés.

 

Maintenant, objectif
50+ !

26

06 2009

Encore du cheucheu !

Ola amigos

 Ce blog ne tourne plus depuis un moment… Plus trop d'inspiration peut-être, une grande fatigue intellectuelle due à mon travail méningement stimulant (lol), recherche d'un nouvel (et vrai) emploi digne de ce nom… Pleins d'excuses qui n'en sont pas, alors je m'y remets avec quelques photos de mes parties de pêche précédentes, ponctuées de très gros chevesnes (encore !) du moulin noir. 

 

 

Ces poissons dépassent les trois livres, presque quatre pour certains, et leurs gobages ainsi que le premier rush inhérent sont un véritable régal. 

 

Depuis que j'ai mon nouvel APN, j'essaie de prendre de meilleures photos, bien aidé par les as du forum comme C.Lecoq, Le bull, csfly, fab56 etc… Le logiciel de retouche gratuit photofiltre m'est bien utile aussi. Je ne suis pas encore arrivé à filmer un ferrage en live, mais je ne déséspère pas. Le problème étant que quand on filme, on ne pêche pas… 

Le moulin noir, c'est pas loin et on s'y éclate bien, à défaut de prendre des salmonidés dans les Vosges. La pauvre Moselle a vraiment morflée, il reste quelques truites dont une que j'espère vous montrer bientôt. :) En attendant, on prends des poissons plus gros mais moins combatifs (quoique) dans un cadre un peu moins joli que les formes arrondies des vielles cimes vosgiennes.

Un jour, on s'est pris un sacré orage avec Nico, Flo et Vince. Flo est un étudiant de Nancy qui m'avais contacté par mail (grâce à ce blog, c'est cool l'Internet quand même). On s'est fait quelques parties de pêche au moulin noir, dont une écourtée par un orage énorme qui a définitivement occis les touches 5 et * du portable à Nico… On étaient vraiment trempés. La paternité de ce cliché revient à Flo ! 

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures, ou des rimes, ça fait longtemps que j'ai pas écris un p'ti poème. 

18

06 2009

Compil début 2009.

Que les babylon circus me pardonnent d'avoir mis mes modestes poissons sur ce morceau qui me met en transe…

 Voici donc quelques bons moments que j'ai passé à la pêche depuis l'ouverture, avec mon pote de toujours le gros Nico, et avec Alexis que j'ai eu grand plaisir à revoir sur la Basse Rivière d'Ain à l'ouverture.  Bon, j'ai fait ça vite fait hein…

 

 

A bientôt ;)

05

05 2009