Saison 2010 en demi-teinte – Part1.

A la veille de l’ouverture 2011, je reviens rapidement sur ma saison de pêche 2010, mois par mois.

Un peu déçu quand même… Plein d’espoir aux jours de Mars, voici l’hiver et le bilan en demi teinte d’une saison dans laquelle j’ai vécu d’exceptionnels moments de pêche avec les potes, mais trop maigres en gros poissons.

Revenons, un mois après l’autre, avec quelques photos pour illustrer mes propos, sur ma pêche en 2010.

Janvier

Déjà morts de faim, on se prévoit une journée à Sommedieue avec Alx dans le but de faire un article et une vidéo pour la Gob’revue, sur laquelle, en passant, il a monstrueusement bien travaillé l’animal. On retrouve Seb, on se gèle les couilles quelques heures sous la neige fondue qui tombe en paquets mouillés du ciel meusien grisâtre, et on rentre à Lyon dans une tempête de neige stupéfiante.

Rien d’autre dans un mois bien creux pour la pêche.

Février

Un bon mois de merde. Retour à Sommedieue avec le Nico pour s’entraîner à la nymphe à vue, ce qui donne quand même ça, je crois bien mon plus gros poisson à la mouche :


Mars

L’ouverture de la pêche en première catégorie, enfin ! Comme d’habitude, on va « sécher » sur la rivière aux jonquilles. Un arrêté préfectoral interdisant la pratique du wading dans toute les rivières des Vosges avant l’ouverture de l’ombre nous empêche d’entrer dans l’eau, c’est donc de la berge qu’on pêche un pool connu pour la tendance à se nourrir en surface précoce des truites qu’il abrite.

Quel plaisir de retrouver la rivière…


… et ses truites, dont celle-ci, assez jolie parmi les riquettes qu’on a l’habitude de faire là bas !

A noter aussi un étrange phénomène, l’apparition de grumeaux blanchâtres et visqueux dérivants en surface et à l’odeur de peinture fraîche.  Un coup de fil à l’Onema pour signaler le truc, et on s’en va un peu dégoûtés de voir qu’encore une fois, la rivière sert de poubelle…

Vers la fin du mois, une fenêtre temporelle se dégage, et je pars cinq jours avec ma femme en Bretagne, à Belle-île, pour rendre visite à ses parents. Une matinée de pêche à la mouche sur une côte rocheuse bordant une magnifique plage avec un temps agréable s’est encore soldée par une bredouille… Je suis désormais équipé pour affronter l’océan avec une Redington Crosswater 9′ en soie de 9. J’apprends la double traction et lors des bons lancers, j’arrive à sortir plus de vingt mètres de soie.

C’est désormais l’expérience qui me manque, la recherche des postes et de la tenue des poissons en fonction du vent et des marées, et quelques mouches estampillées « saltwater ». ça va venir au fur et à mesure j’espère…

Avril

La pression monte, les waders chauffent et la confiance est à bloc. Le fait d’avoir aperçu quelques grosses truites me met en confiance, mais des erreurs diverses les ont faites toutes fuir ! Le pire, c’est que j’ai même pas pu en attaquer une seule.

L’eau est très claire, et on peut observer la parade nuptiale des ombres communs sur les bordures.

On ne les pêche pas évidemment, et on traque les bordures, surtout une auprès de laquelle j’aperçois plusieurs « grosses » truites, que je fais encore fuir à chaque fois comme une merde !

A droite là…

Mai

Ah, ce mois de mai, promesse délicieuse de tièdes coups du soir, de douces journée dans les rivières pleines d’insectes, de poissons gobeurs…etc

Ben, nenette, encore, ça a pas été terrible hein Alex ? On est allé voir la Bienne, au grand no-kill du bas, et encore une fois, on a vu plein de poissons, le père Gante a cassé sur un super coup, on avait fait une news mais je n’arrive plus à la retrouver sur le site…

Après la Basse Bienne, la « moyenne » rivière d’Ain nous a dévoilé ses charmes. On s’est amusé dans un banc de barbeaux…

On a dormi dehors, sous la flotte, après avoir discuté un peu avec un vieux nomade près de son camion, le genre de mec bien libre, sans âge et sans attaches, qui fait ce qu’il veut quand il veut, ce qui est admirable et un peu flippant.

Le lendemain, la pêche sur la Haute rivière d’Ain n’a pas donné grand chose, Alexis a failli pisser sur un vieux pêcheur à la calée qu’on avait pas vu, c’était hilarant, j’étais vraiment mort de rire et le vieux l’a vachement bien pris, il se marrait, il a du nous prendre pour des sacrés zozos…

La majestuosité du coin nous écrase et nous rend humble, la pluie qui tombe des arbres rend le repérage à la base laborieux des poissons encore bien plus délicat, mais on a vu quand même quelques fishs, tentés, effrayés, mal ferrés…etc Encore les joyeusetés de l’apprentissage de la nymphe à vue.

C’était cool quand même parce qu’on a beaucoup appris, et on a rencontré le généreux et engagé Nicolas Germain, un grand Monsieur, humble et tout, et son gamin, il voit des truites partout… C’était vraiment bien.

Je garde de ce week end d’excellents souvenirs, on s’est bien marrés malgré le manque de fish, mais ça on commence à être habitués, si on n’allait pêcher seulement pour les poissons ça fait longtemps qu’on aurait arrêté…

Juin

Retour un week end sur la Bienne cette fois-ci en compagnie de mon pote Nico.

Encore une fois sur ce poste de dingo, absolument féérique. Et encore une fois, de nombreux poissons se sont bien foutu de nos gueules.

Je n’ai pas de photo de poisson d’une part parce que je n’en ai pas attrapé (ni Nico), d’autre part parce que lorsque j’en voyais, j’étais trop occupé à le pêcher (où à réfléchir à comment le pêcher) pour seulement penser à faire un film ou une photo. Encore une fois, j’avais fait une news sur ce week end là, tu l’as sûrement lue, mais elle est encore introuvable sur gobages… 🙁

La Bienne, c’est une superbe rivière, vraiment faite pour la pêche à la mouche. Par contre, les poissons sont trop rares, enfin encore une fois, c’est certainement parce qu’on doit pas être encore des cadors, ça viendra (où pas) avec le temps et l’expérience… enfin j’espère !

5 commentaires.

  1. salut man,

    très bon article qui encore me laissent présager une saison encore meilleure que 2011…
    au plaisir de se revoir.

  2. C’est parce que c’est si difficile que ça nous passionne tant! Ca n’aurait pas d’intérêt s’il suffisait d’aller 3 fois sur la Bienne pour taper ces sousmarins si difficiles.
    Mais cette saison… ha cette saison qui arrive… alors là, on rigole plus! :o)
    La meilleure partie de pêche, c’est toujours celle à venir… 😉

  3. Très heureux d’avoir passé un peu de temps avec vous deux 😉 . Pour la nymphe à vue (plus encore peut-être que pour les autres techniques, c’est réellement le nombre d’heures passées au bord de l’eau qui fait progresser.
    Il faut y croire et continuer d’avancer 😉

  4. hé ! il t’en restait sous le coude des photos !

    Chouette récit, on a passé des bons moments, et en mai, on est passé pas loin, work in progress, il faut y croire !!

    Alexis

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